Les champions du Box Office Les champions du Box Office en France

en France


Chiffres provenant du CNC (sauf précision).

le bandeau de pub


Titre Année de sortie Entrées Pays
135 Le bon, la brute et le truand 1968 6 353 428 Italie

Affiche du Bon, la brute et le truand
Ce film arrive après "Pour une poignée de dollars" (mars 1966 en France) et "Et pour quelques dollars de plus" (septembre 1966), même réalisateur, compositeur et acteur principal.
On croit parfois que ces films ont été de gros succès dès leur sortie, mais ce n'est pas réellement le cas. En effet, quand sort "Le bon, la brute et le truand", en mars 1968, "Pour une poignée de dollars" franchit tout juste le million d'entrées (1 037 403 entrées), et "Et pour quelques dollars de plus" n'a pas encore atteint le million d'entrées. Du coup, le nouveau film de Sergio Leone n'est pas spécialement attendu pour triompher en France, mais simplement avoir un bon succès entre 1 et 1,5M d'entrées après quelques années de carrière, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer rétrospectivement (car au final les deux premiers westerns de Leone dépassèrent sur la longue durée chacun les 4M d'entrées).

Le film démarre d'ailleurs classiquement (58 810 entrées sur 7 copies) le 6 mars, et quand son parc de salles s'aggrandit à 20 copies en semaine 5, son résultat hebdomadaire est quelconque à 47 408 entrées.
Le film est un petit succès correct, il passe fin mai les 500 000 entrées, sans jamais atteindre ni le top 10, ni les 70 000 entrées hebdomadaires, malgré jusqu'à 27 copies (un parc classique à l'époque, et où dans les premiers mois d'exclusivité un futur très gros succès peut dépasser largement les 5000 entrées par copie).
En juin, il passe même sous les 1000 entrées par copies, et en début juillet il a quitté le top 30, autour des 600 000 entrées. En août, il passe les 700 000 entrées discrètement, puis les 800 000 en septembre.
il continue ainsi sa course, tout doucement, et fin 1968, il cumule 1 018 307 entrées, pas mal du tout pour un film qui n'aura pas fait d'étincelles mais qui aura duré. 29ième de l'année calendaire. Le film démarre mieux que les deux précédents westerns de Leone.

En 1969, "Le bon, la brute et le truand" continue sa carrière en sous-marin, et même il retrouve le top 30 pendant les mois d'été, cela lui permet d'ajouter 733 681 entrées sur 1968 (41ième annuel), et de cumuler 1 751 988 entrées. Un beau succès, plus important que les deux premiers westerns de Leone (qui continuent à être projetés, mais dont le total est en dessous malgré deux années d'exploitation en plus).
Affiche du Bon, la brute et le truand
Seulement, en 1969 il s'est passé autre chose... en août est sorti un film, qui va un peu mieux démarrer que "Le bon, la brute et le truand", et qui surtout va rester stable de semaines en semaines, puis de mois en mois, et puis baisser que lentement d'année en année (7 années au-dessus des 500 000, et 16 années consécutives au dessus des 200 000 entrées annuelles)... et qui va attirer peu à peu du monde pour découvrir les trois premiers westerns de Sergio Leone, réalisateur qui est en train de se faire un nom, non pas tant auprès de la critique professionnelle française qui en partie le snoba, mais surtout auprès du grand public. Ce film, c'est "Il était une fois dans l'ouest", un des champions parmi les champions du box office français.
On peut voir son effet sur la carrière du "Bon, la brute et le truand" dès 1969, avec les 8 premiers mois de 1969 : 398 982 entrées, et les 4 derniers mois de 1969 : 334 982 entrées...

Ce qui fait qu'en 1970, "Le bon, la brute et le truand" accumule 806 866 entrées de plus (40ième annuel), un succès essentiellement sur les mois d'été et de septembre, et il a attiré désormais 2 558 854 spectateurs. Très loin d'être un champion, mais déjà un succès.

En 1971, le film va être nettement moins diffusé, sa carrière se fait plus classique, mais il ajoute tout de même 107 855 desperados à son box office, de 2 666 709 pistoleros.

Carrière finie? Pas du tout, car s'il n'était plus autant diffusé en 1971, c'est pour mieux ressortir en grande pompe en 1972! Il sera très peu diffusé sur les 6 premiers mois de l'année, et mi-juillet il ressort, et cette fois-ci ce n'est pas les projections pour boucher un trou de programmation estival.
La semaine du 19 juillet, il est 11ième avec 39 247 entrées de plus (en été la fréquentation est basse), et cette semaine-là c'est un festival Leone : 3ième "Et pour quelques dollars de plus" (1966), 6ième "Pour une poignée de dollars" (1966), 7ième "Il était une fois la révolution" (1972), 10ième "Il était une fois dans l'ouest" (1969)... 5 films dans les 11 premiers, presque toute sa filmographie de l'époque.
Et la semaine suivante, c'est la consécration, plus de 4 ans après sa sortie, le film est pour la première fois premier hebdomadaire! Avec 127 243 entrées de plus. Il réalisera ensuite trois semaines au-dessus de 86 000 (les 3M sont largement dépassés), puis une à plus de 78 000, avant de baisser, puis de remonter encore à plus de 70 000 en septembre. Il passe les 3,5M en mi-octobre, toujours dans le top 30 jusque mi-novembre.
Et au total, sur 6 mois de 1972, il réalise plus que sur les 10 mois de sa sortie initiale, avec 1 052 760 entrées, 31ième de l'année! Quelle année pour Leone, car en plus de ce film, il y a eu "Il était une fois la révolution" dépassant les 3M et 6ième sur l'année calendaire, "Il était une fois dans l'ouest" (1969) qui ajoute encore 1,1M pour une place de 29ième annuelle et au-delà des 8,8M de cumul, "Pour une poignée de dollars" 44ième avec 0,75M, et "Et pour quelques dollars de plus" 46ième avec 0,7M. Cinq films parmi les sept de sa filmographie dans le top 50 de 1972... difficile pour un réalisateur de faire mieux!
Et "Le bon, la brute et la truand" change de vitesse grâce à cette reprise, cumulant maintenant 3 719 469 entrées. Toujours pas un champion, mais maintenant un grand succès. Il est désormais le cinquième plus gros succès des sorties de 1968.
Affiche du Bon, la brute et le truand
Et en 1973, avec de nouveau du succès en été, le film réalise encore 566 204 entrées (69ième de l'année), son cumul passe à 4 285 673 entrées, et le film devient le quatrième plus gros succès des sorties de 1968.
En 1974, ce n'est pas fini, il réalise encore 324 544 entrées, 93ième sur 1974; son box office passe à 4 610 217 entrées.
En 1975, de nouveau logiquement, le film baisse à 44 070 entrées.

Mais la carrière du film ne s'arrête plus, avec une reprise l'été 1976, et le film est encore un succès, avec 464 770 entrées (82ième de 1976), soit maintenant un cumul de 5 119 057 spectateurs.
Il poursuit sa reprise sur 1977, avec 150 785 entrées, puis presque rien sur 1978.

Et le film continue sur son rythme d'une reprise tous les trois ans, sans lasser le public, qui revient de nouveau en salle pendant l'été 1979 voir l'affrontement du bon, de la brute et du truand, quasiment au même niveau que sa reprise de 1976, avec 424 962 entrées, encore 87ième cette année-là, en sa 12ième année d'exploitation! Son box office est maintenant de 5 703 416 entrées, désormais troisième des sorties de 1968 (place qu'il conservera).
En 1980, il ajoute son classique 124 109 spectateurs d'année post-reprise, et 39 207 en 1981.

Avant de nouveau être repris en 1982, avec encore 355 862 entrées sur l'année et 63 537 l'année suivante, pour un cumul de 6 286 131 entrées.
Il aura encore un peu d'entrées en 1984, puis c'est la fin de sa carrière en salle, avec le relais de la télévision.

Cependant, à partir des années 2000, le film est régulièrement projeté de ci de là, et il engrange une dizaine de millier d'entrées à chaque décennie.

Les deux autres films de la "Trilogie du dollar" :
Box office à fin 2020 (CNC) :
"Pour une poignée de dollars" : 4 476 906 entrées. Dont 1 395 398 entrées dans les années 60.
"Et pour quelques dollars de plus" : 4 184 769 entrées. Dont 1 156 392 entrées dans les années 60.


Accueil internautes :
AC 9,0 (40 400). SC 8,5 (50 000). IMDB 8,8 (720 000). K 8,5 (133 000). FA 8,2 (65 000).
D 9,2 (102 000).
Le film est totalement adoré partout, d'un niveau rare.


Progression pendant les cinq dernières années :

Progression REGULIERE.
Entre 5000 et 10 000 entrées en cinq ans, et au moins 500 entrées par an.